Protecteur national de l'élève - Collège Beaubois
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Protecteur national de l’élève

Droits de l’élève et de ses parents

Le Protecteur national de l’élève est responsable de l’application de la procédure de traitement des plaintes et des signalements dans le milieu scolaire québécois.

Dans le cadre de cette procédure nationale et uniformisée, le Protecteur national de l’élève peut compter sur la présence, partout au Québec, de protecteurs régionaux de l’élève.

Ensemble, ils veillent à faire respecter les droits des élèves et de leurs parents en leur permettant d’exprimer leurs insatisfactions et contribuent ainsi à l’amélioration continue des services offerts dans le réseau de l’éducation.

Porter plainte

Une nouvelle procédure de traitement des plaintes et signalements en trois étapes est maintenant en vigueur depuis le 28 août 2023.

En cas d’insatisfaction au regard des services scolaires qu’il a reçus, qu’il reçoit, qu’il aurait dû recevoir ou qu’il requiert, un élève ou ses parents peuvent formuler une plainte selon la procédure:

Étape 1 : Contacter le membre du personnel concerné ou son supérieur immédiat

Pour déposer une plainte, l’élève ou son parent s’adresse d’abord au membre du personnel concerné ou à son supérieur immédiat.

  • La plainte peut se faire de façon verbale, mais il est préférable de la faire par écrit.
  • La personne concernée ou son supérieur immédiat a un délai de 10 jours ouvrables pour y faire suite.

Étape 2 : Responsable du traitement des plaintes

Si l’élève ou son parent demeure insatisfait du traitement de la plainte ou si le délai de 10 jours ouvrables est dépassé, il peut ensuite s’adresser au responsable du traitement des plaintes de son établissement d’enseignement privé. Le responsable du Collège est Geoffroy Gauthier. Vous pouvez le contacter au 514 684-7642, poste 260.

  • La plainte peut être verbale, mais il est préférable de la faire par écrit.
  • Le responsable du traitement des plaintes dispose d’un délai de 15 jours ouvrables pour y faire suite.

Étape 3 : Protecteur régional de l’élève

Si l’élève ou son parent demeure insatisfait du traitement de la plainte ou si le délai de 15 jours ouvrables est dépassé, il peut ensuite s’adresser au protecteur régional de l’élève de sa région. Le protecteur l’assistera dans la formulation écrite de sa plainte.

L’élève ou son parent peut choisir un mode de communication parmi les suivants :

Le protecteur régional de l’élève dispose de 20 jours ouvrables pour examiner la plainte. S’il juge la plainte fondée, il pourra formuler des recommandations à l’établissement d’enseignement privé.

Le Protecteur national de l’élève a 5 jours ouvrables pour informer le protecteur régional de l’élève de son intention d’examiner la plainte. S’il décide d’examiner la plainte, il a 10 jours ouvrables pour en terminer l’examen et substituer ses conclusions ou ses recommandations à celles du protecteur régional de l’élève.

Le protecteur régional de l’élève informe la personne plaignante et l’établissement d’enseignement privé des conclusions et des recommandations s’il y a lieu.

L’établissement d’enseignement privé a 10 jours ouvrables pour informer la personne plaignante et le protecteur régional de l’élève des suites qu’il entend donner aux conclusions et aux recommandations et, le cas échéant, les motifs justifiant son refus d’y donner suite.

Signaler un acte de violence à caractère sexuel

À la différence d’une plainte, le signalement ne concerne pas des faits dont l’auteur du signalement est victime mais qu’il constate sur un autre élève. Un signalement est possible par toute personne qu’en situation de violence à caractère sexuel[1] commis à l’endroit d’un élève qui fréquente un établissement d’enseignement.

Un signalement peut être effectué au protecteur régional de l’élève par :

  • un enseignant.
  • un professionnel œuvrant en milieu scolaire.
  • un employé ou un membre de la direction d’un établissement d’enseignement.
  • un autre élève ou l’un de ses parents.
  • etc.

La personne signalante pourra choisir un mode de communication parmi les suivants :

Les signalements sont traités de façon urgente. La confidentialité des renseignements identifiant la personne qui fait un signalement est préservée, sauf avec son consentement. Si requis par la loi, le protecteur régional de l’élève communique l’identité de cette personne au directeur de la protection de la jeunesse.

Le protecteur régional de l’élève peut aussi traiter un cas d’acte de violence à caractère sexuel de sa propre initiative.

Protection contre les représailles

Une protection contre les représailles envers les personnes qui portent plainte ou font un signalement, collaborent au traitement d’une plainte ou d’un signalement ou accompagnent une personne qui formule une plainte ou un signalement est en vigueur.

Il est aussi défendu de menacer une personne de mesures de représailles pour qu’elle s’abstienne de porter plainte ou de faire un signalement.

Pour l’élève ou ses parents formulant une plainte ou un signalement, sont présumées être des mesures de représailles :

  • Les priver de leurs droits;
  • Leur appliquer un traitement différent;
  • Suspendre ou expulser un élève.

Pour le personnel d’un établissement d’enseignement collaborant à l’examen d’une plainte ou d’un signalement, sont présumées être des mesures de représailles :

  • La rétrogradation;
  • La suspension;
  • Le congédiement;
  • Le déplacement d’une personne;
  • Toute sanction disciplinaire ou mesure portant atteinte à son emploi ou à ses conditions de travail.

Les amendes pour une personne physique qui exerce des mesures de représailles ou menace de le faire vont de 2 000 $ à 20 000 $. Ces amendes vont de 10 000 $ à 250 000 $ pour les personnes morales.

[1] La violence à caractère sexuel se défini comme : « toute forme de violence commise par le biais de pratiques sexuelles ou en ciblant la sexualité, dont l’agression sexuelle. Cette notion s’entend également de toute autre inconduite qui se manifeste notamment par des gestes, paroles, comportements ou attitudes à connotation sexuelle non désirés, incluant celle relative aux diversités sexuelles ou de genre, exprimés directement ou indirectement, y compris par un moyen technologique. »