La meilleure année de l’histoire de la musique selon Gregory Charles

Le 7 avril dernier, dans le cadre de son concert-bénéfice annuel, la Fondation du collège Beaubois avait le grand bonheur de recevoir l’artiste aux multiples talents Gregory Charles.

Seul sur scène, s’accompagnant au piano, Gregory a entrepris la conquête de la foule en suggérant un concert à l’image de son enfance, où tout pour sa mère était matière à un jeu-questionnaire. C’est donc en demandant à la foule de lui dicter une année en particulier en expliquant la raison de leur choix qu’il s’assoyait au piano et y allait d’un enchaînement de pièces musicales popularisées pendant l’année suggérée. Si tantôt il débutait en enchaînant quelques hits anglophones, il poursuivait nécessairement avec les grands succès francophones pour la même année. À la proposition suivante, il pouvait faire le contraire ou encore mélanger le tout selon l’harmonisation des pièces qui lui venaient à l’esprit.

Dès la première suggestion retenue, la foule fut charmée autant par les prouesses musicales de Gregory que d’avoir su trouver la meilleure année de l’histoire de la musique. Il n’avait d’ailleurs pas encore complété son tour de chant pour la deuxième suggestion d’année que déjà la foule se joignait à lui dans son interprétation de Je t’aime à la folie, popularisée en 1975 par Serge Lama. Pendant plus de 1 heure 30 minutes, il a accueilli les propositions d’années variées dans un ordre aléatoire allant de 1947 à 2016, pour statuer sur le fait que chacune était la meilleure de l’histoire de la musique!

À la fois plein d’humour dans ses échanges avec la foule et touchant quand il parlait de la maladie de ses parents, Gregory sut offrir à tous un moment de bonheur aux airs d’hier et d’aujourd’hui. Au terme de son tour de chant, la foule debout en réclamait encore plus et ne fut ô combien pas déçue. Le talent, la versatilité ainsi que la polyvalence de Gregory sont de ses qualités bien connues, mais il ne faudrait surtout pas laisser de côté son intelligence, sa mémoire ainsi que sa capacité à charmer son auditoire qui l’a fait passer parmi les légendes qui se sont produites au Théâtre Beaubois. À ce titre, Grégory a volontiers autographié le piano du Théâtre, joignant celui laissé par Oliver Jones il y a quelques années.

Mentionnons également qu’en après-midi, ce concert fut précédé par une rencontre au Théâtre Beaubois entre l’artiste et les élèves du Collège des secteurs primaire et secondaire inscrits à des cours de musique en option. Animée encore cette année par l’enseignante en musique Annie Cardin, cette rencontre a permis aux jeunes de le voir à l’œuvre par l’interprétation de deux pièces musicales avec l’harmonie Espressivo sous la direction de Julie Lambert et d’en apprendre davantage sur son enfance, sa carrière et ses motivations. Il encourage les jeunes, et même les moins jeunes, à poursuivre sans cesse leurs apprentissages, ne serait-ce que pour étancher leur curiosité. Non seulement l’acquisition de connaissances peut apporter une rémunération, une facilité, mais permet de marquer davantage notre unicité et nous rapproche du bonheur.

Un événement de cette envergure, ayant permis à la Fondation d’amasser un profit net de 1 300 $, ne peut remporter un tel succès sans l’appui de commanditaires et de bénévoles. La Fondation du collège Beaubois souhaite remercier Desjardins – Caisse de l’Ouest-de-l’Île, Centre dentaire Notre-Dame, Karaté Sunfuki Kenpo – St-Eustache, Marché Adonis, Éditions Vaudreuil ainsi que Paul Cmikiewicz pour leur soutien et Gabrielle Auger, Lauraine Awad, Charles Bazin, Annie Cardin, Audrey Cloutier, Balkis Elmi, Catherine et Marie-Pier Gareau, Mathieu Hébert, Christina Kallas, Julie Lambert, Louis Lefebvre, Madison Martel, Samuel Noël-Lefebvre ainsi que André Szabo pour leur aide à la tenue de cet événement.

Pour voir cet événement en photos, cliquez ici.

Annie BlaisLa meilleure année de l’histoire de la musique selon Gregory Charles